Le lemming, aussi connu sous le nom de « Lapin de Norvège », est un rongeur norvégien connu pour ses cycles migratoires réguliers  liés aux fluctuations importantes de sa population. Ces déplacements massifs ont créé le mythe du suicide collectif, mais le grand nombre de morts est provoqué par la dureté du voyage pour ces rongeurs.

Si vous souhaitez en savoir plus sur ces sympathiques  sacs à puces : Le lemming/lapin de Norvège

Dans World of Warships

L’humain voulant toujours par nature se regrouper pour allez taper plus faible que soi, il est normal que cela apparaisse dans le jeu. Ce terme désigne donc le regroupement d’une très grosse partie d’une équipe voulant se rassembler pour pousser sur un côté.

Mais le niveau de jeu moyen étant bas,  ce terme est rapidement devenu péjoratif à cause des résultats mitigés de cette tactique pourtant adaptée à une équipe avec un peu de coordination.

1/ Ce qui fait que cela ne marche pas.

Ne cherchez pas plus loin, c’est le résultat de beaucoup de joueurs qui ne connaissent ni les mécaniques de jeu, ni les capacités des navires et souvent ne savent pas lire la mini-carte, et qui de ce fait ne savent pas déterminer correctement les risques d’une action.

Du coup, au moindre doute beaucoup vont « paniquer » et se mettre à progresser trop prudemment, ce qui les expose plus longtemps à des séances de bombardement qui n’arrangent rien. Par conséquent on se retrouve souvent dans le cas de figure où un grand nombre de joueurs est tenu en échec voir repoussé par un petit groupe de bons joueurs déterminés.

De plus le fait de se déplacer en groupe tout en essayant de garder un ordre de marche et en avançant timidement même quand certains sont déjà lents de base, donne à ce groupe une inertie et une lenteur importante. Ces navires sont de fait faciles à contourner et à bombarder par des ennemis rapides.

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2/ Pourquoi cela devrait marcher ?

Un groupe de ce type va permettre de multiplier les cibles et ainsi de limiter les dégâts individuellement, de plus cela permet de rapidement prendre du terrain si cela ose avancer.

Il faudra donc avancer vite et sans répit pour ne pas laisser le temps aux adversaires en infériorité numérique de faire un repli organisé, en rattrapant les plus lents. De plus cela peut créer une panique dans les rangs adverses.  Oui, les mauvais  joueurs ne jouent pas vraiment leur vie mais font comme si c’était le cas.

Dans cette progression les cuirassés, spécialement s’ils sont lents, doivent aller directement par le chemin le plus rapide et mener la poussée dès la rencontre avec l’adversaire, ce sont eux les points d’appui d’une escadre de navires, donc c’est à eux en théorie d’impulser le mouvement vers l’avant. Les BB  devront par leur masse faire plier le front en présentant au passage des focus, le fait d’avancer limitera aussi le temps durant lequel un DD en défense pourra « mitrailler » le lemming avec ses torpilles. Sinon il se fera attraper.

Le joueur de croiseur devra rester un peu derrière des BB pour assister ces derniers par son DPS et la neutralisation des DD ou des BB anglés par la puissance du Feu. Pour se protéger, rester anglé suffit généralement.

Les DD seront en général soit au même niveau soit devant les BB pour donner la vision et disposer des fumigènes afin de camoufler l’attaque ou juste faire craquer les fumigènes adverses dans le même but. Leur présence ainsi que de leurs torpilles devront appliquer de la pression sur l’adversaire.

Comme ça, si tout le monde avance ensemble avec les BB comme initiateurs de la poussée, cela devrait permettre de prendre facilement les objectifs en laissant le choix aux adversaires de fuir rapidement ou de couler.

Comment chasser le lemming ?

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Contrairement à l’animal réel, le lemming de WoWs est en général une bestiole craintive et pataude. Un rien peut l’effrayer et lui faire prendre la tangente.

En croiseur vous n’avez que peu de choses à faire, éviter de vous exposer et arroser les plus avancés avec un focus commun si possible, tenter aussi d’attraper les DD adverses, privé de ses « yeux » le lemming perd en détermination. Un croiseur comme l’Atlanta peut exceller à cet exercice car il dispose d’un radar et surtout d’une grosse cadence de tir qui fait que si son bombardement n’est pas plus efficace que celui d’un autre croiseur, grâce à  la cadence de tir cela créé une pression permanente sur la cible.

Passons aux deux éléments centraux de ces tactiques : les BB et DD. Je commence par les gros lards.

Le cuirassé devra trouver une bonne position de front avec, si possible, la présence d’une île pour sécuriser un flanc et d’un abri qu’il puisse rejoindre en marche arrière. Le but va être de taper sur les cibles exposées et d’attirer un focus tout en restant menaçant, et ainsi de ralentir l’attaque. Mais cela l’expose aux torpillages de flanc et à une avancée soudaine de l’adversaire. Tourner au loin évite de se faire attraper,  mais moins de pression sera appliquée au dit lemming.

La pièce maîtresse sera le DD, car il pourra camoufler la défense, appliquer de la pression par des tirs hors de distance de détection et des torpilles. Ces dernières provoquent à juste titre un foutoir pas possible. Les tirs seront plus efficaces s’ils peuvent être effectués sur le flanc du lemming, des torpilles à plus de 10 km de portée sont également intéressantes pour cela. Vous les trouverez sur les DD nippons de moyen tier et les américains de haut tier. Et si c’est tiré depuis l’arrière du lemming c’est encore mieux.

Avec cela vous briserez la volonté du lemming moyen. il faut bien sur que vos alliés aient le courage de tenter cela.

En conclusion, la meilleure tactique en JCJ est de former une division de trois cybor/unicum/immortels/ce que vous voulez et de faire goûter les joies de la plongée sous-marine à vos adversaires.