Si vous lisez cet article, peut-être que votre puissant cuirassé  subit les assauts inesquivables des maléfiques torpilles.

Là, vous allez apprendre comment déjouer  ces vils attentats contre votre magnifique navire. Je ne dis pas que vous serez invulnérable, car si un gros banc de torpilles en rang serré vous arrive dessus sans que vous puissiez l’esquiver, soit vous n’avez pas de bol, soit vous avez mal joué. Ou encore que vous l’ayez cherché car foncer dans le fumigène de deux torpilleurs rouges n’est finalement pas une bonne idée (mais je ne peux pas m’en empêcher).

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1) Connaitre son chasseur (ou sa proie selon la situation)

Une très bonne base qui ne servira pas que pour les torpilles et  vous aidera à devenir un meilleur joueur. Connaitre les navires du jeu, c’est assez simple pour ce qui nous intéresse, il suffit de retenir le nombre de torpilles par lanceur, combien de lanceurs, la disposition des lanceurs, leurs angles de tirs,  le temps de rechargement et les dégâts.

Cela fait beaucoup mais cela aide énormément, vous pourrez même à terme  identifier un navire avec ses torpilles. Savoir cela permet d’anticiper les torpillages adverses en connaissant quand l’adverse lance ses torpilles (si vous le voyez), combien de temps avant la prochaine salve, combien de torpilles il lui reste.  Autant de question qui vous aideront, car les lanceurs de ces maléfiques torpilles, si ils sont 4km de votre cuirassé après avoir raté leur torpillage, ils sont dans la mélasse. Le torpilleur aura généralement des torpilles sans coté spécifique à part quelques américains qui ont des lanceurs sur chaque flanc.

De même pour les croiseurs, qui devront soit ouvrir un peu leur angle pour tirer (germains, russes et anglais) soit montrer complètement leurs flancs comme une partie des croiseurs japonais qui n’ont qu’un angle de tir qui va entre le milieu et l’arrière du navire. Les lanceurs sont disposés en nombre égal sur chaque flanc.

Les rares cuirassés qui ont des torpilles sont au nombre de trois. Le Scharnhorst et le Gneisenau qui ont un lanceur triple sur chaque flanc, et le Tirpitz avec un lanceur quadruple sur chaque flanc, les torpilles étant classiques avec 6 km de portée. Je fais simple, les joueurs ne savent généralement pas s’en servir. Ils lanceront beaucoup trop tôt, le bon joueur va chercher à arriver bord à bord avec vous pour lancer en plein dans le mille.

2) Esquiver avec le cerveau éteint

Bon, là c’est la tactique basique pour ceux qui ne veulent pas se casser la tête contre les DD invisibles. évitez la ligne droite sur de longues distances, changez de vitesse régulièrement et surtout marquez l’arrêt au détour d’une île, qu’elles viennent de droite ou de gauche les torpilles ont la priorité sur vous.  Ne pas respecter cela peut entraîner la confiscation de votre véhicule pour une durée de 1 à 18 minutes.

Bien appliquer cette technique permet de neutraliser les mauvais tireurs, forcer les moyens à tirer très large  et les très bons tireurs à faire un torpillage que vous ne pourrez pas esquiver car il va vous calculer. Là il faudra passer aux techniques ci-dessous.

3) Anticiper les torpilles

le-requin-est-de-sortieAttention, des requins pas très naturels rôdent sur les flots.

Le gros morceau commence, là vous devez apprendre à lire la carte. Au final savoir quel navire  est face à vous est important afin de connaitre ses capacités et déterminer ce qu’il peut faire.

Cela permet de savoir si l’on est menacé par un torpillage ou non. Il y à diverses questions à se poser :

  • Quels sont les torpilleurs près de moi ?
  • Me menacent t-ils ?
  • Peuvent-ils m’atteindre ?
  • Leurs torpilles sont elles en rechargement ou non ?
  • D’où tirent t-ils ?
  • Quelles sont leurs intentions ?

En vous posant les bonnes questions vous pourrez éviter pas mal de tirs sans les voir ou même dissuader le tireur de vous cibler.

Il faut voir aussi qui est en train de lancer ses torpilles, connaitre les angles de lancement permet de savoir si ils engagent une manœuvre pour tirer et peut-être savoir sur qui. Le temps de rechargement est important à connaitre.

4) Combats rapprochés.

Le but là va être simple, anticiper les tirs et bouger de façon à faire mal viser le torpilleur. Cela demande d’être un bon barreur, hiérarchiser les menaces seconde par seconde. Le tout est de souvent être le premier à esquiver.

Les mauvais vont ouvrir leur flanc pour tirer en partant sur le coté, les bons vont chercher le bord à bord ou attendre que soyez engagé dans un virage pour profiter de votre gouvernail coincé sur le côté.

5) L’esquive de la dernière chance

Bon, là vous êtes dans la mouise, vous irez dans l’alignement des torpilles pour esquiver ces dernières au maximum, attention calculez bien votre coup ! Parfois il vaut mieux aller droit sur une torpille que d’en prendre plusieurs en essayant de toutes les éviter.

6) Les torpilles d’aviation

bk7vr3bAttaque en ciseaux contre un contre-torpilleur américain

Bêtes noires des cuirassés, ces torpillages font très mal en  dépit de l’alpha et des chances d’inondation très basses. Il y a trois types d’attaques, je vais les traiter comme pour un navire sans forte AA ni protection aérienne, ni conso AA défensif.

  • Les largages automatiques via l’ordinateur qui lance sur la trajectoire prévue, un simple coup de de barre et un arrêt au moment opportun peut les neutraliser.
  • Les largages en manuel, là le joueur de CV va piloter l’attaque pour taper la cible à coup sur,  il faut tourner afin qu’il ne puisse pas placer ses torpilles à la perpendiculaire de votre navire. Bien sûr vous ne pourrez pas les éviter si le joueur fait son largage correctement et rapidement car plus il prend de temps plus il expose ses torpilleurs à la DCA et aux chasseurs.
  • Pour les largages croisés entre deux escadrilles japonaises (ou même celles d’un DD), il va y avoir un lancer en automatique et un autre en manuel pour vous forcer à prendre une des deux salves, voire les deux si le ciseau est bien fait.
  • Un petit plus, l’attaque incendiaire, elle va consister en une attaque préalable à la torpille pour vous mettre une inondation, vous réparez et là les bombardiers arrivent pour allumer deux à quatre feux.  Faites attention à cela.

7) Astuces et gadget de détection

Je vous donne une liste d’astuces et de comment détecter les torpilles de plus loin :

  • Ne pas utiliser sa réparation immédiatement, attendre de voir si l’on est hors de danger de torpillage pour l’utiliser.
  • Les avions détectent les torpilles, que ce soit les avions embarqués ou ceux des porte-avions.
  • A partir du tier VIII, l’amélioration « Système d’acquisition de cible mod.1 » permet d’augmenter de 20% la distance de détection des torpilles.
  • La compétence Vigilance augmente également cette détection de 25%.
  • Le consommable « recherche hydroacoustique » détecte les torpilles à plus grande distance pendant un temps limité.
  • Les torpilles ont une distance d’activation, que ce soit pour les avions ou les navires, si vous passez juste à coté de lui ses torpilles ne feront pas de dégâts.

8) Mythes et idées fausses :

Les torpilles japonaises ne sont pas les plus dangereuses depuis les derniers nerfs, ce sont les américaines, spécialement en haut-tiers où elles sont meilleures que les japonaises sur tous les points excepté les dégâts. Elles ne sont plus à longue portée et surtout elles ont une distance de détection minable qui est de 1,5 à 2,1km de base, alors que les US et les russes  ne dépassent pas les 1,4km, ce qui vous laisse 2 à 3s de plus pour éviter les japonaises.

Les torpilles ne sont pas des murs, même si vous ramassez une torpille, l’effet défensif de ces murs est créé par la peur de la torpille qui fait que le capitaine ne veut pas avancer, hors moins il avance plus il s’expose.

Les croiseurs peuvent faire un bon appui-feu contre les torpilleurs mais ce ne sont pas tous des chasseurs de torpilleurs, les faire aller devant les cuirassés va juste faire en sorte qu’ils soient réduits en miettes, la meilleure formation c’est les contre-torpilleurs devant, les BB plus loin derrière suivis des croiseurs. Comme ça les plus furtifs détectent leurs homologues et préviennent des torpilles car ils sont plus à même d’esquiver à la dernière seconde, les cuirassés ramassent les obus qui trainent et les croiseur fournissent le DPS sans trop s’exposer.


Je souhaite bon courage pour appliquer cela car c’est vraiment du par cœur et de l’improvisation. Connaître ses adversaires et leurs possibilités, et déterminer à coup sûr quelles options ils vont choisir.

Et cela n’aide pas que pour les torpilles.

apoicalypse

Soyez prêt pour l’A-poï-calypse !