Mis à jour le 10/06/2017 (version 0.6.6.0)

Histoire

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USS Oriskany, CV-34

Construits entre 1941 et 1950, les quelques 24 porte-avions de classe Essex vinrent former à partir de mai 1943 la force centrale des porte-avions des Etats-Unis. Originellement imaginés avant Pearl Harbor, suite aux événements de début de guerre qui virent notamment la chute rapide d’une grande partie de la force de porte-avions américaine (Lexington, Yoktown, Wasp puis Hornet dans cet ordre), leur construction fut accélérée et ils bénéficièrent du budget qui aurait du être alloué aux cuirassés de classe Montana.

Les premiers Essex participèrent à de nombreuses batailles de la seconde moitié de la guerre. Ils furent présents dans la quasi totalité des raids, mirent un terme définitif à la force aérienne déjà défaillante du japon, et se rendirent responsables de l’élimination d’un grand nombre de navires japonais restant, notamment les cuirassés Yamato et Musashi, le porte-avions Zuikaku ainsi que plusieurs dizaines de destroyers et croiseurs divers. Bien que certains Essex reçurent des dégâts considérables, aucun ne coula.

A partir de 1944, la classe Essex s’était imposée comme force centrale de la flotte américaine et, complétée par les porte-avions de classe Midway après la guerre, le resterait, passant par de très nombreuses modernisations, jusque dans les années 60/70, date d’apparition des premiers super-carrier à propulsion nucléaire. La plupart furent décommissionnés au milieu des années 70, hormis le Lexington (CV-16) qui resterait dans la flotte en tant que porte-avions d’entrainement jusqu’en 1991.

A ce jour, quatre Essex ont été gardés en tant que musée et l’Oriskany, navire test de la toute première modernisation post-WWII des classes Essex, a été coulé pour former un récif artificiel et peut donc être visité en plongée.

En Jeu

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USS Essex, dessin d’artiste

Généralités

En jeu, l’Essex est le porte-avion TIX de la branche américaine, suivant le Lexington et précédant le Midway. Fidèle à son histoire, le design d’Essex comporte peu de failles et est à tout point de vue excellent ; il est capable de gros dégâts ponctuels sur une cible précise, tout comme d’assurer la suprématie aérienne si besoin est, en plus d’être remarquablement discret, rapide et de posséder une défense antiaérienne plus que bonne. A lui seul, l’Essex peut renverser les parties ou les dominer et ne se laisse intimider par aucun navire, pas même les TX.

Points Forts

  • La puissance ponctuelle de frappe est phénoménale. Les bombardiers en piqué sont une menace réelle pour n’importe quel navire, de cuirassés à destroyers, autant de par leur nombre que par leur dégâts. Les torpilleurs, bien que moins nombreux, restent une valeur sûre grâce à leur formation serrée de 6 avions. Ensemble, jusqu’à 4 escadrons d’attaque peuvent envoyer par le fond rapidement et facilement un navire imprudent, mais aussi enchaîner les incendies sur les plus résistants des cuirassés afin de les faire fondre sous les flammes.
  • La puissance des chasseurs n’est plus à prouver. Avec un grand nombre par escadron et une grande quantité de munitions, un seul est suffisant pour se défendre contre tout hydravion ou groupe de chasseurs ennemi imprudent, tandis que plusieurs seront capables de prendre la suprématie aérienne au main de l’adversaire et d’assurer aux alliés un ciel dégagé et une reconnaissance poussée.
  • La résistance des avions est notable. En raison de leur grand nombre principalement, les escadrons peuvent sans problème mener une attaque sur n’importe quel cuirassé, même de tier supérieur, à condition qu’elle soit, de toute évidence, bien menée. De plus, un consommable antiaérien n’est généralement pas suffisant pour empêcher à un escadron complet d’obtenir au moins un impact sur un navire large comme un cuirassé ou un porte-avion. Groupés, les escadrons peuvent même prétendre pouvoir attaquer n’importe quel croiseur privé de son consommable, y compris le terrible Des Moines – à condition, bien sûr, d’accepter quelques pertes lors de la manœuvre. Attention, ils ne sont pas suffisamment forts pour pouvoir s’attaquer à tout un petit tas de croiseurs armés jusqu’au mat…
  • Notable aussi, la discrétion de l’Essex fait sa force : contrairement au Lexington ou Midway, il est au niveau de détection de son homologue japonais et lui permet un certain confort lors de ses déplacements et de son positionnement. L’anti-air de l’Essex étant notamment redoutable uniquement à très courte portée, sa difficulté à être visible de loin est d’autant plus appréciable.

Points faibles

  • Le rechargement des avions et le nombre d’escadrons reste en ligne avec le reste de la branche : si Essex peut infliger de très puissantes attaques, elle est incapable d’infliger une pression continuelle comme le font les japonais. Ainsi, aussi puissant qu’il soit, son impact stratégique sur le champ de bataille n’en est pas moins troué par moment par des temps de rechargement qui s’allongent, pendant lesquels il ne sert pas à grand chose.
  • Restant un porte-avion de flotte, américain qui plus est, ses autres défenses que les avions sont quasi nulles. Il est facilement exterminable en une seule salve par n’importe quel cuirassé s’il expose son flanc, il vire lentement, accélère lentement et prend feu facilement. Comme tout porte-avions, l’Essex a autant besoin de son équipe que son équipe a besoin de lui.
  • Les meilleurs joueurs d’attaque sauront que les meilleurs résultats sont obtenus avec un peu de risque, et il n’est pas rare de perdre une certaine quantité d’appareils lors de chaque raid. En cas d’imprévus, d’apparition d’Atlanta là où il ne fallait pas, de straff ennemi bien exécuté, ou simplement d’une petite erreur de timing, l’Essex peut prendre un gros coup, autant dans son stock d’avion que dans son efficacité globale. Avec un nombre d’armes limité et de pareils temps de recharge, l’erreur n’est pas permise.

Rôle

Destruction des forces lourdes

Essex en configuration strike (1/1/3) excelle lorsqu’il s’agit d’attaquer un ou deux cuirassés ou même croiseurs lourds. Ses avions peuvent facilement supprimer une menace lointaine qui tenterait d’assister sa flotte, ou bien intervenir directement dans un combat et éliminer un ou plusieurs opposants récalcitrants, offrant un avantage considérable à sa flotte. Sous cette forme, elle peut venir à bout de pratiquement n’importe quel navire, voir même en attaquer deux simultanément avec succès, ou bien séparer ses dégâts entre jusqu’à quatre cibles sur lesquelles elle ne manquera pas, normalement, d’infliger incendies voir inondations. Une telle puissance de frappe est autant capable de punir en un instant un ennemi trop excentré que de renverser un combat.

Assistance passive stratégique

L’Essex en configuration supériorité aérienne (3/0/2) possède énormément d’avantages qu’il peut apporter à sa flotte sur la carte toute entière. Ses chasseurs lui permettent d’offrir une couverture impénétrable à un petit groupe, ou une couverture puissante à plusieurs endroits à la fois ; ses bombardiers, normalement sans opposition aérienne à ce stade, peuvent autant servir à infliger de lourds dégâts à un navire blindé qu’à tenter d’éliminer un destroyer ou simplement de protéger un point de cap. Il peut aussi se servir de tous ses escadrons pour spot l’ennemi et peut utiliser cet avantage pour communiquer à sa flotte les cibles principales, les points stratégiques à sécuriser et la stratégie à suivre, en protégeant leur chemin et leur pointant dans quel ordre détruire les menaces.

Equipement

Strike
-Modification des escadrons 1
-Modification du contrôle de vol 1
-Modification des escadrons 3
-Modification du système de contrôle des dégâts 1
-Modification de la propulsion 1
-Modification du système de dissimulation 1

Air Superiority
-Modification des escadrons 1
-Modification des escadrons 2
-Modification du contrôle de vol 2
-Modification du système de contrôle des dégâts 1
-Modification de la propulsion 1
-Modification du système de dissimulation 1

Capitaine

Strike
-Artilleur de queue expert
-Expertise en armement des torpilles
-Grande Alerte
-Expert en entretien des avions
-Suprématie aérienne

Air Superiority
-Entrainement basique au tir
-Prévention des incendies/Ultime résistance
-Grande Alerte
-Expert en entretien des avions
-Suprématie aérienne

NOTE : LES ÉQUIPEMENTS ET COMPÉTENCES DE CAPITAINES NE SONT QUE DES SUGGESTIONS EFFICACES. IL EXISTE D’AUTRES COMBINAISONS S’AXANT SUR D’AUTRES GAMEPLAY, RÔLE OU IDÉE.

Conclusion

L’Essex est un excellent porte-avions à avoir en main. Le connaisseur saura apprécier à sa juste valeur sa puissance phénoménale, et l’utiliser à sa juste mesure. Celui qui aime s’opposer, ou qui apprécie les gameplay passifs et stratégiques, ne dira jamais non à ses excellentes capacités en terme de couverture aérienne. Néanmoins, l’Essex reste un navire qui punit gravement toute erreur ou imprévu et n’est pas à mettre dans les mains d’un débutant. Il vaut mieux donc s’assurer d’avoir saisi les bases avec les tiers inférieurs, et d’avoir affiné son type de gameplay avec les tiers intermédiaires, avant de passer du Lexington à l’Essex, car à grinder trop vite une branche on finit par gâcher à cause d’inexpérience des navires qui sont autrement merveilleux.

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